Vacances en Guadeloupe, visite à la famille à La Réunion, mission de quelques semaines en Guyane : votre forfait TeleCoop vous suit dans les départements d’outre-mer. Mais si vous vous y installez, la situation change. Voici ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas, et pourquoi les forfaits en france hexagonale ne sont pas conçus pour vivre en outre-mer, chez TeleCoop comme ailleurs.
C’est l’une des questions qui revient le plus souvent à notre service client. Nos conditions générales de vente réservent nos forfaits à un usage en France hexagonale (métropolitaine). Pourtant, beaucoup de personnes vivent aux Antilles ou à La Réunion avec un forfait souscrit en métropole chez un grand opérateur. Alors, qu’est-ce qui est permis, et pourquoi ces différences ? On vous explique tout, en toute transparence.
Ce que vous pouvez faire dans les DOM avec votre forfait TeleCoop
Quels territoires sont concernés ?
Pour l’utilisation à l’étranger, TeleCoop classe les destinations en trois zones, c’est la classification de notre opérateur de service : Orange que l’on respecte. Les DOM font partie de la zone 1, au même titre que les pays de l’Union européenne, Cette zone 1 comprend :
- la Guadeloupe ;
- la Martinique ;
- la Guyane ;
- La Réunion ;
- Mayotte ;
- Saint-Barthélemy ;
- Saint-Martin ;
- Saint-Pierre-et-Miquelon.
Attention : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna ne sont pas concernées. Ces territoires sont hors de la zone européenne d’itinérance, et l’usage y est beaucoup plus limité.
Appels, SMS et internet : ce qui est inclus

Vous êtes prévenu avant d’atteindre la limite
Vous ne risquez pas de mauvaise surprise sur votre facture. Vous recevez un SMS quand vous atteignez 80 % de votre enveloppe internet en zone 1, puis un second à 100 %. À ce moment-là, votre connexion internet est interrompue. Si besoin, vous pouvez la réactiver avec un pack data international.
Pour un séjour de quelques semaines, votre forfait TeleCoop suffit donc largement à rester joignable et connecté.
Voyager dans les DOM ou y vivre : une différence importante
L’itinérance « comme à la maison », pensée pour les séjours
Depuis le 1er mai 2016, la loi française supprime les surcoûts pour les appels et SMS entre la métropole et les départements d’outre-mer (article L. 34-10 du code des postes et des communications électroniques). Depuis le 15 juin 2017, le principe européen du roam like at home (« itinérance comme à la maison ») s’applique aussi dans les DOM, et dans les pays de l’union européenne ainsi que le Royaume-Uni.
Ces règles ont un objectif précis : permettre aux gens de voyager sans payer de frais d’itinérance. Elles ne sont pas faites pour utiliser un forfait d’un territoire dans un autre de façon permanente.
La règle des 4 mois : ce que dit l’usage raisonnable
La réglementation européenne autorise les opérateurs à appliquer une « politique d’utilisation raisonnable ». Concrètement, un opérateur peut observer votre consommation sur quatre mois consécutifs. L’usage est considéré comme abusif si, sur cette période, deux conditions sont réunies :
- vous consommez davantage en itinérance que sur votre territoire d’origine ;
- vous passez plus de jours en itinérance que sur votre territoire d’origine.
Dans ce cas, l’opérateur doit vous prévenir par SMS. Vous disposez alors de 15 jours pour modifier votre usage, avant que des frais supplémentaires puissent être appliqués.
Pourquoi les opérateurs d’outre-mer ont leurs propres forfaits
Des réseaux locaux, avec des coûts spécifiques
Dans les DOM, les réseaux mobiles sont exploités par des opérateurs locaux : Orange Caraïbe, SFR Caraïbe ou Free Caraïbe aux Antilles et en Guyane, par exemple. Ces opérateurs proposent leurs propres forfaits, avec des numéros locaux.
Leurs coûts ne sont pas ceux de la métropole. Les territoires d’outre-mer sont reliés au reste du monde par des câbles sous-marins, coûteux à installer et à entretenir. Comme le résumait l’Arcep, le régulateur des télécoms : plus un territoire est isolé, plus le coût du câble est important ; plus un territoire est petit, plus le coût ramené au client est élevé.
Des forfaits locaux longtemps plus chers, mais l’écart se réduit
En 2013, l’Arcep constatait que les forfaits d’entrée et de milieu de gamme étaient comparables à la métropole, mais que les forfaits les plus généreux pouvaient être jusqu’à deux fois plus chers outre-mer.
L’arrivée de Free aux Antilles et en Guyane, en 2022, a fait bouger les prix. Aujourd’hui, les forfaits locaux proposent souvent de gros volumes de data. Mais ils s’accompagnent fréquemment de prix promotionnels limités dans le temps ou d’un engagement de 12 mois, comme chez Orange Caraïbe.
Pourquoi tant de gens gardent leur forfait de métropole chez les grands opérateurs
Les raisons du côté des utilisateurs
Plusieurs raisons poussent les personnes installées en outre-mer à garder leur forfait de métropole :
- Garder son numéro : les numéros de mobile d’outre-mer ont leurs propres préfixes (0690 en Guadeloupe, par exemple). Changer d’opérateur local implique souvent de changer de numéro.
- Le prix et la liberté : les forfaits de métropole sont souvent sans engagement et très compétitifs.
- L’habitude : quand on partage sa vie entre deux territoires, on garde volontiers la ligne qu’on a toujours eue.
Un opérateur intégré ne supporte pas les mêmes coûts
C’est là que se trouve la vraie différence entre les opérateurs. Les grands opérateurs nationaux possèdent aussi des filiales en outre-mer : Orange avec Orange Caraïbe, SFR avec SFR Caraïbe, Free avec Free Caraïbe. Quand leurs abonnés de métropole utilisent leur forfait aux Antilles, le trafic reste en grande partie au sein du même groupe. Ils peuvent donc plus facilement tolérer ces usages prolongés.
Un opérateur comme TeleCoop fonctionne différemment. TeleCoop est un opérateur virtuel : nous utilisons le réseau d’un opérateur partenaire : Orange. Chaque gigaoctet consommé en itinérance nous est facturé à un tarif différent que celui de la métropole.. Pour un abonné qui vit toute l’année en outre-mer, ce coût dépasserait vite le prix de son forfait.
Nous sommes conscient qu’il s’agit là d’une énième différence de traitement entre la France hexagonale et les DOM, ce qui n’est pas normal. Nous souhaitons donc être le plus transparent possible, car si nous pouvions assumer ces coûts supplémentaires, nous aurions ouvert nos usages également pour les personnes vivants dans les DOM.
Une tolérance n’est pas un droit
Attention : même chez les grands opérateurs, la règle de l’usage raisonnable s’applique. Un abonné qui vit en permanence dans un DOM avec un forfait de métropole peut, à tout moment, recevoir un avertissement puis se voir appliquer des frais supplémentaires.
Pourquoi TeleCoop réserve ses forfaits à la France Hexagonale ?
TeleCoop est une coopérative. Nos tarifs sont calculés au plus juste, pour un usage en France métropolitaine et des séjours ponctuels ailleurs. Si une partie des abonnés utilisait leur forfait en itinérance toute l’année, le surcoût serait supporté par l’ensemble de la coopérative, et donc par tous nos abonnés.
Vous vivez dans les DOM ou allez vous y installer ? Nos conseils
- Pour un séjour ponctuel, gardez votre forfait TeleCoop : appels, SMS et internet (dans la limite de la zone 1) fonctionnent sans surcoût.
- Pour un séjour de plusieurs semaines, surveillez votre consommation de data et prévoyez un pack data international si besoin.
- Si vous vous installez durablement, souscrivez un forfait auprès d’un opérateur local. Comparez les offres sans engagement et vérifiez la durée des prix promotionnels.
- Si vous partagez votre vie entre la métropole et un DOM, un téléphone double SIM vous permet de garder votre ligne de métropole tout en utilisant une carte SIM locale sur place.
FAQ : forfait mobile et DOM
Mon forfait TeleCoop fonctionne-t-il en Guadeloupe, en Martinique ou à La Réunion ?
Oui. Les DOM font partie de la zone 1 de TeleCoop : vos appels et SMS sont décomptés comme en France hexagonale, et vous disposez de 10 Go ou 20 Go d’internet selon votre forfait.
Puis-je utiliser mon forfait TeleCoop en Polynésie ou en Nouvelle-Calédonie ?
Ces territoires ne font pas partie de la zone 1. L’usage y est beaucoup plus limité : renseignez-vous avant de partir sur les packs internationaux.
Puis-je vivre toute l’année dans un DOM avec un forfait TeleCoop ?
Non. Nos forfaits sont conçus pour un usage en France hexagonale, avec des séjours ponctuels en zone 1. Pour vivre en outre-mer, un forfait local est plus adapté.
Pourquoi des gens vivent-ils dans les DOM avec un forfait de métropole d’un grand opérateur ?
Parce que ces opérateurs possèdent aussi des réseaux en outre-mer et peuvent tolérer ces usages. Mais la règle européenne de l’usage raisonnable s’applique à tous : au-delà de 4 mois d’usage majoritaire hors du territoire d’origine, des frais peuvent être appliqués.
Que se passe-t-il si je dépasse mon enveloppe internet dans les DOM ?
Vous êtes prévenu par SMS à 80 % puis à 100 %. Votre connexion internet est ensuite coupée, sans frais. Vous pouvez la réactiver avec un pack data international.
Conclusion : un forfait pour voyager, un forfait local pour vivre
Votre forfait TeleCoop vous accompagne sans surcoût lors de vos séjours dans les DOM. Pour y vivre au quotidien, un forfait local reste la solution la plus fiable, quel que soit votre opérateur de métropole. Notre choix est simple : des règles claires, et un prix juste pour tous nos abonnés.
Consulter notre FAQ sur l'international
NB : Dans cet article, nous avons choisi d’utiliser le terme France hexagonale plutôt que France métropolitaine. Bien que ces deux termes soient interchangeables, le premier nous paraît plus pertinent, surtout pour traiter un sujet lié aux DOM.
Nos forfaits vous intéressent ?
Sources
- Que se passe-t-il lorsque je suis à l'étranger en zone internationale ? : FAQ TeleCoop
- Les tarifs d'itinérance internationale : Arcep
- Comprendre la notion d'usage raisonnable en situation d'itinérance dans un pays de l'Union européenne : Médiateur des communications électroniques
- Forfait mobile métropole en outre-mer : les DOM inclus comme l’Europe, gare aux zones lointaines : Selectra, juillet 2026
- Un marché plus concurrentiel outre-mer : Arcep, rapport d’activité 2013